Depuis l'antiquité jusqu'au 16ème siècle, c'était la Seybouse qui formait le port de la ville. Il faut attendre l'installation définitive des turcs en 1543 pour qu'un débarcadère rudimentaire soit aménagé au pied du Fort Cigogne. Après la conquête française en 1832, un nouveau quai d'accostage prolongeant le quai originel, fut construit. Mais ce petit bout de port montra vite ses limites car bien qu'il était à l'abri des grands vents du nord et de l'ouest, il ne l'était pas contre les vents violents qui venaient de l'est. Après des années de tergiversations et de retardements, les travaux de la petite darse furent enfin entrepris en 1856 et terminés en 1870. Au cours des années 1875-1876 la Béjjima qui envasait continuellement la petite darse fut déviée vers la Seybouse. Outre le trafic des voyageurs, l'exportation de ses richesses minérales et agricoles augmenta l'activité maritime. Un programme d'aménagement du port fut donc déclaré d'utilité publique en 1885. D'importants travaux furent entrepris dès 1886 pour ce terminer en 1911. Mais la montée en puissance du port interviendra réellement après la Grande Guerre 14/18. Bône se classera premier port exportateur d'Algérie et premier port minier de Méditerranée. Après l'indépendance, en 1962, le port se trouve au cœur d'une zone industrielle parmi les plus important du pays avec notamment la présence de deux importants complexes, à savoir : le complexe sidérurgique d'El Hadjar (ex-SNS), situé à 10 Km du port, et le complexe d'engrais phosphatés et d'ammoniac ASMIDAL, situé à seulement 2 Km du port. De multiples travaux d'aménagement y ont alors été entrepris. Dans le cadre du plan du développement du port d'Annaba, d'importants travaux d'extensions ont été retenus, avec pour objectif immédiat l'accroissement de la profondeur des bassins pour accueillir les navires de grands tonnages. Source image : http://jeanlouis.ventura.free.fr